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51 rue Boussingault Paris XIIIe le 31 janvier 1957 Cher ami, Pardonnez-moi de ne répondre qu'aujourd'hui, à votre lettre, qui nous a beaucoup touchés, Jean-Michel et moi. Vous m'avez donné à réfléchir et je me suis longuement demandé si je ne me trompais pas ; mais en fin de compte, je crois que j'ai raison de m'inquiéter. Si Roger avait dégagé et souligné le mystère du rêve (ce mystère que la psychanalyse, - à laquelle j'attribue un rang assez bas dans l'ordre des valeurs oniriques – n'a pas diminué), je serais tout à fait d'accord avec lui. Tous ses efforts tendent au contraire à la négation du mystère d'abord, du rêve même ensuite. Il y aurait beaucoup à dire sur et contre les postulats et les conceptions (conscience du rêve, nature du temps onirique, opposition du rêve et de l'état de veille, absence de contrôle du rêve) développés à cette fin. Mais ce n'est pas cet aspect du livre de Roger qui est important pour moi.

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