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12 juillet. [1957] Cher ami Cette nuit, (épaisse, visqueuse, pleine de chauves-souris) je ne dormais point sur la pierre blanche, et pourtant j'ai rêvé à vous, j'ai rêvé de vous. Vous me rendiez visite dans une villa qui par la suite, se révélait libanaise. Vous arriviez en cavalier (pas du tout apocalyptique) mais familier, très élégant (avec de splendides bottes jaunes), maniant avec aisance un joli cheval arabe gris nerveux, capricieux. On entrait dans un salon dont le plancher, comme chez un herboriste, était recouvert de toutes les plantes odoriférantes que produit la montagne libanaise : zaatar, absinthe, zobar, thym et romarin et une couche épaisse de feuilles d'orangers. C'était merveilleux. Fenêtres closes, l'odeur était enivrante : attiré par elle, sans doute, le cheval qu'on avait cru attaché au perron, entrait

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