Vendredi soir [1957]Rajouté par Claire Paulhan. Lettre de [février ?] 1957 (voir plus bas).
Cher ami
J'ai lu De mauvais sujets
Jean Paulhan, De Mauvais sujets (Les Bibliophiles de l'Union Française, 1958). MAC lit ce texte sur épreuves (voir plus bas).. Il y a à la dernière ligne de la page 5 un Je me trouvais tout étonné qui donne tout le ton du récit, qui est d'une malice si présente et si irrésistible qu'on est secoué de rire et nullement menacé de mystification mais d'intelligence pure, si pure qu'on a peur de se perdre. A vrai dire, c'est tout le temps d'une vérité qui n'a que l'air simple et limpide mais qui est escarpée et attirante comme tout ce qui est très haut… bien sûr on se demande ce qu'on trouvera quand on aura fait l'effort de grimper… mais je pense que vous voulez donner cette impression de vertige et d'insaisissable… et qui pourrait vous le reprocher ?
Pourtant ce récit ne se présente pas comme une chose finie en soi, mais me semble-t-il comme un chapitre de mémoires où il prendrait sa vraie place et serait éclairé par ce qui précéderait