le « à suivre ». J'ai peur des pommes cuites.) Si je vous prenais au mot, et si je considérais que vous êtes engagé à publier ces 800 pages dans la N.R.F., à raison de 40 pages par numéro, pendant vingt mois ???

Ce qui est toujours possible, c'est de détacher, pour la N.R.F. un fragment d'épisode. Sans m'y engager, car je sais d'expérience combien les Thibault se prêtent mal à ces exhibitions fragmentaires, on peut toujours caresser ensemble ce projet ; et, si bon vous semble, rien ne vous empêche d'annoncer, dans votre programme, quelques évasifs : « Fragments des derniers volumes des Thibault. » (Je ne serais même pas fâché de cette occasion très discrète d'annoncer aux amis des Thibault que je travaille pour eux…)

Réfléchissez-y donc, et décidez, cher ami. Je vous envoie toutes mes pensées fidèlement affectueuses

Roger Martin du Gard