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BELLÊME TEL.28 ORNE 27 mai 51 Cher ami. Je vous envoie quelques pages à lire, pour que vous me donniez vos impressions, qui m'aideront à réviser ou à confirmer les miennes. Pourquoi à vous ? Pas seulement parce que j'ai, comme tant d'autres, confiance en votre jugement. Mais parce que je sais que vous avez une douloureuse, une très proche, expérience de la maladie ; et que vous ne pourrez pas être insensible à cette bouleversante méditation d'un malade sur son expérience de la maladie. Je vous demande le secret. L'auteur ne se doute pas que je commets cette indiscrétion. Il ne l'aurait pas autorisé... Malgré tout, je passe outre. Je connais Jean Morand depuis plus de quinze ans. Je l'ai connu jeune, bien portant, modeste employé de préfecture, cherchant sa voie, désirant écrire. Je 'lai un peu aidé. J'ai vu, tout à coup, le mal fondre sur lui. En quelques jours, il lui a fallu renoncer à tout, rompre toutes les amarres, se laisser transporter dans un sana, sans grand espoir de guérir. Huit ou dix ans de martyre,

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